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fév 16, 2018

Journées Techniques routes 2018

Les spécialistes du Cerema en matière d’infrastructures ont réalisé et contribué à plusieurs interventions lors des journées techniques routes, qui se sont tenues les 7 et 8 février 2018. Ces journées sont l’occasion de présenter les derniers travaux et projets de recherche dans le domaine des infrastructures.

Evolution de la norme dimensionnement des chaussées 

Heïdi Kauffmann a présenté la révision de la norme NF P98-086 : Après plusieurs années de travail, la première révision de la norme NF P98-086 sur le dimensionnement des structures de chaussées neuves arrive à son terme. L’enquête publique se déroulera en février-mars 2018 pour une publication prévue à l’été 2018.

Parmi les principales évolutions on notera :

  • L’intégration des sols traités en couche de base pour les trafics inférieurs à T3, et jusqu’à T1 en couche de fondation ;
  • Des premiers pas dans l’évolution de la vérification du dimensionnement au gel-dégel par la redéfinition du caractère non gélif d’un matériau en ajoutant la résistance à la gélifraction à l’insensibilité à l’eau, ainsi que la définition de critères et de valeur de pentes permettant de classer un matériau peu gélif même en l’absence d’essai de cryosuccion ;
  • La prise en compte des évolutions dans le domaine des chaussées béton avec une clarification du classement des structures, l’introduction d’un dimensionnement rationnel pour les chaussées en béton de ciment sur couche de forme ou couche drainante jusqu’à lors traitées de manière empirique et l’ouverture à de nouvelles classes de béton ;
  • En ce qui concerne l’obtention des paramètres mécaniques pour les matériaux bitumineux, la suppression des notions d’approches empiriques et fondamentales pour être en cohérence avec les normes matériaux et l’acceptation d’une plus large gamme d’essais pour la détermination du module, même si l’essai en flexion deux points (annexe A de la norme NF EN 12 697-26) reste la référence ;
  • Enfin, dans la rédaction, un renforcement du rôle du maître d’ouvrage et une clarification des notions (trafic, agressivité, risque…) afin de lui permettre de fixer au mieux les paramètres d’entrée de la démarche de dimensionnement en fonction de sa stratégie d’investissement et d’entretien.

Dès la parution de cette nouvelle version, la commission poursuivra son travail par une révision en profondeur de la méthode de vérification au gel-dégel, une réflexion sur les coefficients de calage et s’interrogera sur la prise en compte de l’adaptation au changement climatique. La diffusion à l’international sera aussi envisagée.

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fév 6, 2018

L’IoT pour prévenir les épisodes neigeux ?

L’IoT pour prévenir les épisodes neigeux qui paralysent les métropoles ?

Alors que les villes se retrouvent face à des épisodes neigeux qui paralysent la circulation, de nouvelles techniques basées sur l’Internet des objet pourraient leur permettre de gagner en efficacité et en réactivité, estime Ludovic Broquereau, directeur marketing chez HIKOB.

Ludovic Broquereau, directeur marketing, commercial & projets d’HIKOB

 

Ludovic Broquereau, directeur marketing, commercial & projets d’HIKOB

 

Si la neige fait la joie des stations de ski, elle devient très vite un cauchemar pour les grandes métropoles, où elle est plutôt synonyme de voitures bloquées et de paralysie économique, comme l’attestent les derniers épisodes neigeux de décembre 2017, notamment à Lyon.

Même si les villes ont à leur disposition un ensemble de dispositifs de maintien et de rétablissement des conditions de circulation (communément appelé « Viabilité Hivernale »), cela n’est pas suffisant. Pour fonctionner, ces dispositifs se basent principalement sur des informations issues de modèles de surveillance météorologiques couplés à un ensemble de scénarios de prévisions. Des systèmes de modélisation et de prévision qui par nature ne sont pas assez localisés et n’exploitent pas suffisamment les données d’observation pour être utilisés de manière efficace.

Par ailleurs, ces dispositifs coûtent très cher à la collectivité : à titre d’exemple, la direction interdépartementale des routes de l’Est a déboursé près de 5 millions d’euros (hors coût de personnels) lors de la saison hivernale de 2015/2016, pourtant relativement clémente. Mais comment est-il encore possible qu’à l’ère des « smart-cities », les grandes métropoles se fassent encore surprendre ?

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fév 1, 2018

Baromètre de la commande publique

Un retour en forme de la commande publique…
à confirmer en 2018

Après quatre ans de baisse, la commande publique retrouve des couleurs avec 7% de hausse en 2017. La tendance devrait se poursuivre, grâce à un climat institutionnel plus serein. Objectif : finir par regagner les 20% perdus par rapport à 2012.

Il y a du mieux, enfin ! Pour la première fois depuis 2012, la commande publique est repartie à la hausse, selon le baromètre annuel de la Caisse des dépôts et l’Assemblée des communautés de France (AdCF). La progression est de 7,1% par rapport à 2016, pour un total de 77,3 milliards d’euros, et s’est accélérée dans la deuxième moitié de l’année.

« Les perspectives sont intéressantes, même si l’on est encore en recul de 19,5% par rapport à 2012 »

« On a gagné 5 milliards par rapport à 2016 et au dernier trimestre, on a même fait un saut de 17,4 %, si bien qu’on retrouve presque le chiffre de 2013 sur la même période, à plus de 20 milliards d’euros. C’est tout à fait considérable et cela nous donne des perspectives intéressantes, même si l’on est encore en recul de 19,5% par rapport à 2012 », a commenté Marc Abadie, directeur du réseau et des territoires à la Caisse des dépôts, à l’occasion de la présentation de ces résultats.

Evolution commande publique de 2012 à 2017

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jan 25, 2018

Les Régions restent mobilisées

Apprentissage, TER, fonds européens… Les Régions restent mobilisées

Lors des vœux de l’association Régions de France, Hervé Morin a initié un léger dégel des relations avec l’Etat. Dans le même temps, l’énumération des chantiers majeurs de 2018 a été l’occasion de rappeler, si besoin en était, que les Régions ne comptent pas faire de la figuration.

Le discours est certes moins virulent, mais il n’en demeure pas moins ferme. Après un second semestre 2017 qui a vu les régions s’opposer avec force au gouvernement sur plusieurs dossiers (dotations, apprentissage…), l’année 2018 s’ouvre sur une éclaircie. C’est devant pas moins de quatre membres du gouvernement (Françoise Nyssen, Jacques Mézard, Jacqueline Gourault et Olivier Dussopt) qu’Hervé Morin, président de l’association Régions de France a fait savoir que les relations « pourraient commencer à s’apaiser ».
La question budgétaire loin d’être réglée

Mais le chemin est encore long puisque le président de la région Normandie a aussitôt affirmé qu’il ne parle « pas encore de confiance réciproque » pour autant. Si l’ancien ministre de la Défense se veut prudent, c’est que, malgré la promesse du Premier Ministre lors d’une rencontre le 29 novembre, les régions n’ont toujours pas reçu de propositions de Matignon afin de traiter le trou d’air budgétaire suite à la suppression du fonds de compensation de 450 millions d’euros.

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jan 11, 2018

Contrats de transition écologique

Sébastien Lecornu :
« Des contrats de transition écologique pour faire
du sur-mesure »

Ce jeudi 11 janvier, le premier contrat de transition écologique va être signé à Arras. A travers ce nouveau dispositif, c’est une nouvelle forme de relation que l’Etat va expérimenter avec les collectivités. Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, en dresse les grandes lignes : impliquer les acteurs locaux afin d’élaborer un projet commun, puis de s’engager sur des objectifs. Il revient également sur les autres rendez-vous à venir, concernant les compétences eau et la loi Notre, l’éolien, la biomasse et le photovoltaïque.

Au cours de l’année, près d’une quinzaine de sites devraient expérimenter les contrats de transition écologique (CTE). Cette nouvelle démarche sera testée aussi bien en milieu urbain que rural, en montagne comme sur le littoral ou en outre-mer. Les conclusions de ces premières expériences permettront ensuite d’ajuster leur cadre afin de l’étendre à une plus grande échelle. Dans cette interview exclusive accordée à « La Gazette », Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire nous dévoile le cadre de ces contrats et le nom des premiers territoires signataires.

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déc 19, 2017

Réseau Routier : « Faute d’investissements »

« Faute d’investissements », l’état du réseau routier français a dérapé

Alors que le gouvernement écarte la piste d’une vignette pour financer l’entretien des routes, automobilistes et professionnels s’inquiètent de la chute des investissements publics.

Pour sortir de l’ornière, l’État va-t-il de nouveau demander aux automobilistes de payer? Alors que viennent de se clôturer les Assises nationales de la mobilité, le constat est implacable. Pour rénover ses rails et ses routes, la France est dans « une impasse financière » selon les termes du ministère des Transports.

Dès lors, d’après le journal Le Parisien, un comité d’experts missionné par Elisabeth Borne plancherait sur plusieurs hypothèses, y compris celle d’instaurer une nouvelle vignette « pour renflouer le budget d’entretien du réseau routier » estimé entre 3 et 5 milliards d’euros.

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déc 7, 2017

La route de demain sera plus respectueuse de la biodiversité

Infrastructures : comment la route de demain sera plus respectueuse de la biodiversité

L’Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité (Idrrim) a dévoilé ce 1er décembre la liste des lauréats du prix « Infrastructures pour la mobilité, biodiversité et paysage » (IMBP). Autant de pistes pour voir comment se profile la route de demain.

Depuis 2010, le prix Infrastructures pour la mobilité, biodiversité et paysage (IMBP) récompense tous les ans les meilleurs projets d’exploitation des infrastructures de mobilité dans le respect de la préservation et de la restauration de la biodiversité (1). Cette année, cinq prix ont été décernés (cf. Focus), sur les douze candidats en lice.

Quelle trame se dessine pour les infrastructures du futur ? « Elles ne sont plus considérées comme un simple ouvrage technique, mais un élément d’aménagement du territoire. Leurs fonctions ne se résument plus uniquement au transport. Par exemple, nous avons primé cette année un projet multifonctionnel qui permet, grâce au fauchage des bords routes, de produire de l’énergie » explique Jean-Pierre Thibault, président du jury du prix IMBP et inspecteur général au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) du ministère de la transition écologique.

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nov 30, 2017

Viabilité hivernale : utilisation de cartes dynamiques

Viabilité hivernale
en Meurthe-et-Moselle :
les cartes pour suivre les conditions de circulation
en temps réel

NANCY. Depuis quelques jours, les agents du département se tiennent prêts à intervenir en cas de neige pour assurer la praticabilité du réseau. Des cartes dynamiques sont mises en place pour une parfaite information des usagers.

Pour garantir le bon fonctionnement du réseau routier et parer aux crises météorologiques de l’hiver, le plan de viabilité hivernale a été activé. Dans le cadre de ce dispositif qui s’étend dans la zone de défense et de sécurité Est du 6 novembre 2017 au 2 avril 2018, la préfecture de Meurthe-et-Moselle réunissait mardi l’ensemble des services impliqués dans la viabilité hivernale (direction départementale des territoires, forces de l’ordre, sapeurs-pompiers) et des gestionnaires de voirie (DIR-EST, conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Métropole du Grand Nancy, SANEF et APRR).

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nov 16, 2017

Manque d’investissement dans les infrastructures routières

Le manque d’investissement dans les infrastructures routières pose problème
aux collectivités

L’Union routière de France (URF) a publié un rapport sur la question du financement des routes par le biais d’Yves Crozet président du Think Tank, le laboratoire d’idées de l’UNR.

Yves Crozet, économiste et président du Think Tank de l’URF a réalisé un rapport sur le financement des infrastructures routières pour contribuer aux débats des Assises nationales de la mobilité, qui se déroulent jusqu’à fin décembre. L’annonce d’un projet de loi d’orientation des mobilités début 2018. Le rapport met en évidence les contraintes auxquelles le réseau routier doit faire face.

15 milliards d’euros de dépenses pour 37 milliards de recettes

Le financement des infrastructures routières se heurte à la rareté grandissante des fonds publics. Le problème qui est découle est que l’Etat et les collectivités territoriales ont moins de marge de manoeuvre. Pourtant, ce sont eux qui financent la majorité de l’entretien et de la maintenance du réseau routier. Les dépenses de fonctionnement et d’investissement routiers étaient de 15 milliards d’euros en 2015. Et si la route engendre des coûts importants pour la collectivité, Yves Crozet rappelle qu’elle rapporte des recettes tout aussi importantes pour les finances publiques, à raison de 37 milliards d’euros en 2015. Les deux-tiers proviennent de la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques).

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nov 7, 2017

Viabilité hivernale à la DIR EST

Les agents de la Dir Est prêts à affronter l’hiver

Le dispositif de viabilité hivernale est déjà en place dans le Jura, a annoncé la Direction interdépartementale des routes de l’est (Dir Est), en charge des 90 km des routes nationales 5 et 83.

À Saint-Laurent, la viabilité hivernale est active depuis ce mardi matin et sera maintenue jusqu’au 15 avril. Pour le centre de Poligny, elle commencera lundi 6 novembre jusqu’au 31 mars. « Il y a deux équipes par centre : une de jour et une de nuit, explique Thomas Villalba, chef du district de Besançon. Chaque équipe est composée de trois chauffeurs et d’une responsable d’intervention. » « S’il n’y a pas eu beaucoup de neige l’année dernière, il a fallu lutter contre le verglas par des opérations de salage. Or, ce qui nous coûte le plus cher, c’est le sel. Sur le site de Saint-Laurent par exemple, cela représente 150 000 euros par an. »

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